Sarkozy : à vous de juger
Hier soir en dessert, la télé nous servait du sarko (A vous de juger, avec Arlette Chabot de merde). Je me suis régalé... des fausses promesses, du ton faux-cul, des petites phrases qui n'ont pas fait tiquer alors que...
Rien de bien neuf...
Il est donc pour le travail. Comme tout le monde quoi. Mais au lieu de réclamer des augmentations de salaires pour les gens qui ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois, rassurez vous, il vous faudra bosser plus pour gagner plus. Ce qui permettra de ne pas réévaluer comme il se doit les salaires de "base", puisqu'il y aura "salaire complémentaire".
Sarko est donc contre les 35 heures comme maximum. Et veut que ceux qui travaillent plus gagnent plus. Il est con ou quoi? Avec les 35 heures, les heures sup (mieux payées) commencent plus tôt qu'avec les 39 heures...
Il nous sort "Je n'accepte pas qu'on soit pauvre quand on travaille". Vous devrez donc bosser plus... Non, n'espérez rien, vous ne croyez pas que quand il se scandalise du bas niveau des salaires il mette tout en oeuvre pour les augmenter. Non. Smicards, pour survivre, vous devrez bosser 50 heures. Puis 60. Puis...
Sarkozy répète les histoires des gens pour les reprendre à son compte, comme si c'est lui qui critiquait. Alors que bon, il est au gouvernement, et il n'a rien fait pour mettre en place les réformes qu'il préconise maintenant, et que ses critiques s'adressent en bonne partie à lui. Joli retournement de situation... Du changement. Il était passif, je m'en foutiste au gouvernement, et par un coup de baguette magique, il va devenir actif, social, et à l'écoute des problèmes des gens pour faire changer les choses? Il se sert d'exemples de quelques victimes médiatisées (en leurs mettant des noms donc des visages) ce qui lui fait enfoncer des portes ouvertes : tout le monde pense comme lui, et de l'autre il ne veut pas intervenir pour des dizaines de milliers d'autres victimes anonymes qui se retrouvent du jour au lendemain au chômage pour cause de délocalisation de leurs entreprises. Par contre, le "libéralisme" et la mondialisation sauvage sont pour lui inéluctables, et donc refus d'empêcher les délocalisations ou de fixer des règles de régulations. De la fermeté pour les racailles. Les racailles pauvres des banlieues. Pas les racailles riches du CAC40.
Pendant cette campagne, Sarko ne cesse de s'indigner, de dénoncer des injustices... mais bon, il est au pouvoir... et il ne fait rien? Il ne tape pas sur la table pendant le conseil des ministres ou quoi?
"On ne peut pas augmenter les impôts, ils sont déjà si élevés". Donc on les baisse. Pour les plus riches. Donc moins de prestations. Pour les plus pauvres. Ceux qui en ont besoin. C'est ça la logique Sarkozy...
"Quand on a des problèmes avec ses yeux on a besoin de lunettes"
Sarko essaie de sortir toute sa science, en incarnant le rôle du spécialiste dans tous les domaines. Mais bon il ferait bien de continuer à réviser un peu... ou arrêter de sortir des erreurs...
"Pour guérir de l'Alzheimer, il faut s'y prendre tôt" (oui, très. Car on n'en guérit pas...)
"La France est le deuxième pays d'Europe par la superficie" (Faux! le troisième, derrière la Russie et l'Ukraine
Sarko n'a pas une parole. Mais plusieurs. Il dit aujourd'hui que la fusion GDF-Suez, et donc la privatisation, est à réfléchir. Il y a quelques mois il s'était engagé à ne pas privatiser GDF... Il a signé le pacte "écologique" de Hulot, en attendant il critique la "dictature de l'écologie". Aux remontrances de Hulot, il sort un fameux "je me suis engagé à respecter ce pacte une fois élu, pas avant" qui démontre que tout ça, c'est uniquement à des fins électoralistes, et que les promesses, comme il l'a dit, ne peuvent toutes être tenues... mais une fois élu, il changerait... Il a réussi le tour de force d'avoir un langage social pour les rmistes et une heure plus tard de dire à une femme "je préfère vous aidez vous plutôt que de donner le RMi". Hier il n'était pas libéral. Sur France 2 il parle à un patron : " Je suis liberal"…
Comme d'hab, démagogie, évitement habile des sujets gênants (quitte à embrouiller la réponse pour faire oublier la question), manque de courage ou d'insistance des journalistes dans ces cas-là qui lâchent prise dès que la réponse dépasse 10 secondes, les sujets qui fâchent vraiment jamais abordés...
De la poudre aux yeux, voilà ce qu'est Sarko. Comment faire confiance à la roublardise incarnée?