Violences anti-CRS de la part de pompiers...

Publié le par Néness

Comme quoi il n'y a pas que les "jeunesdebanlieue" qui peuvent être violents : les pompiers aussi (la FNSEA aussi, etc.). Quand le ras-le-bol est généralisé, quand l'injustice sociale est criante, alors que certains sont pétés de thunes sans travailler, la violence est devenu parfois le seul exutoire. Quand la critique ou les revendications ne sont plus entendue par des dirigeants sourds et autistes, il convient jouer avec les médias (cf Don Quichotte, mais sur un thème qui fait l'unanimité), ou de hurler. Certains vont parfois trop loin. Révélateur d'une situation certainement bien pourrie! Mais bon, voilà ce qui arrive quand on diminue les moyens, les salaires (train de vie), et les effectifs... malheureusement...  Là-haut on sait bien tout ça... mais bon, faut bien diminuer les impôts des plus riches et des plus grandes entreprises... du coup des représentants de l'Etat s'en prennent à d'autres représentants de l'Etat. C'est le serpent qui se mord la queue, de l'auto-cannibalisme... comme seules savent en générer des monstruosités comme celles qui dirigent le pays (et encore, Sarko ou LePen ne sont pas au pouvoir...).

(je suis sûr, étonnamment, que ça passe bien mieux quand on parle de pompiers que de jeunes...)

Violences anti-CRS: peines de prison fermes requises contre cinq pompiers - Dépêche AFP du 03.01.2007. PARIS (AFP)

La procureur de la République, Rose-Marie Hunault, a requis des peines allant de 10 mois de prison dont sept avec sursis à 10 mois dont six avec sursis à l'encontre de cinq pompiers interpellés lors d'une manifestation qui avait dégénéré le 21 novembre 2006 à Paris.

Ce jour-là, en fin d'après-midi, des heurts violents avaient opposé, aux abords de la place de la Bastille, sur une passerelle surplombant le bassin de l'arsenal (4ème arrondissement de Paris), les CRS et les pompiers venus manifester en faveur d'une prime et pour une meilleure retraite.

Une trentaine de CRS avaient été victimes de différents jets de projectiles (barres de fer, boulons, bouteilles de verre, etc.) pendant plusieurs minutes et s'étaient confrontés à des pompiers pour la plupart vêtus de leur uniforme et casqués.

Cinq manifestants ont comparu lundi devant la 23ème chambre du tribunal correctionnel, présidée par Jean-Paul Albert, pendant une longue après-midi, face à quatre CRS, en uniforme, qui se sont portées parties civiles (un cinquième est également partie civile mais n'était pas présent à l'audience).

Poursuivis pour "violence volontaire à l'encontre de fonctionnaires de police avec usage ou menace d'une arme par destination", ils ont nié avoir participé à une quelconque agression. Tout au plus reconnaissent-ils avoir proféré des injures à leur encontre.

La représentante du parquet a estimé que les faits qui leur étaient reprochés étaient constitués même si le lieutenant de CRS qui dirigeait les opérations ce jour-là, entendu comme témoin, a déclaré à la barre: "on n'interpelle pas ceux qu'on veut, ce n'est pas évident dans la foule".

Pour la procureur, "on se doit d'être exemplaire quand on est pompier, la société a le droit d'avoir des pompiers exemplaires au quotidien et même quand ils manifestent".

Aucun des CRS qui étaient présents à l'audience n'a précisément désigné l'un des prévenus comme étant l'auteur de violences.

La procureur a réclamé une peine de 10 mois d'emprisonnement dont six avec sursis contre trois des pompiers et une peine de 10 mois dont sept avec sursis pour les deux derniers.

Me Bruno Bourrier, l'avocat des CRS qui avait pris la parole avant le parquet, a insisté sur le fait que ses clients n'ont pas compris "alors qu'ils travaillent avec eux (ndlr: les pompiers) tous les jours que cette manifestation ait pu autant dégénérer".

Il a réclamé un euro symbolique de dommages-intérêts.

Le procès se poursuivait lundi dans la soirée. A l'issue de l'audience, le jugement devait être mis en délibéré.

 

 

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