Vive la grrrêve!
Bon, je suis honnête, j'habite pas à Paris. Mais je suis pour cette grève. Car si dans grève il y a grrr il y a aussi rêve.
Des mouvements anti-grève se montent, pour la plupart de mouvance libérale de merde. L'individualisme, c'est l'outil trouvé par les puissants pour faire plier le peuple. Les bergers nous mènent en bateau, et nous bêlons à qui mieux meeeh. L'autre a plus, ben qu'on lui sucre ses avantages. Du coup ça casse ensuite dans ses propres avantages et l'autre ne veut du coup pas particulièrement intervenir. Cette partie de tape-cul nous enfonce toujours plus bas, mais on ne regarde que celui d'en face sans tenir compte de celui du haut armé de son maillet capitaliste qui se poile à grands coups de tapes sur les cuisses avec ses copains grands patrons qui enfument notre univers à coups de gros cigares décomplexés. Et le pire c'est que sur les millions de tape-cul, seuls les occupants de quelques milliers sont prêts à refuser ces coups de maillet. Quels masos les moutons! Heureusement il y a aussi des êtres humains qui réfléchissent. Mais ils sont montrés du doigt comme les pires des moutons cons de concert par les moutons-moutons et les bergers sans scrupule. Un berger n'a pas besoin de mouton pensant, c'est le début des emmerdes : il veut des moutons à traire et qui se la ferment, qui broutent et qui se laissent tondre. Bon d'accord, le fromage de chèvre c'est très bon. OK. Mais d'abord la femelle du mouton c'est la brebis alors bon.

Je suis donc pour cette grève, même si j'ai été pris en cottage par des moutons doués de raison sous l'oeil pervers de bergers calculateurs qui se plaisent à se présenter en amis des moutons cons. J'ai dû changer deux fois des billets de train pour me rendre quelques jours dans la tentaculaire Moutonville (Paris). Me rendre : y aller, pas capituler à la capitale. De gros vers sous-terrains y transbahutent des flopées de troupeaux hystériques. Je comprends que certains soient hystériques en cas de grrrêve. Et puis quoi? Râler parce qu'on n'a pu aller se faire traire? ou en retard? Quel est ce monde? J'ai été un mouton hystérique à Moutonville. En cas de grrrêve je redevenais aussi doux qu'un agneau, et trottinait le pas léger dans des rues qui retrouvaient subitement un charme. Ou un orme je sais plus. Bon OK il y a ceux qui habitent très loin. Mais ils ont des excuses. Les bergers font les gros yeux, mais si vous avez chacun une excuse ou des envies, t'inquiètes, ils devront bien plier à leur tour. Assez courbé l'échine. Alors grrr! grrrêve!