Les OGM, un moratoire et la présidentielle

Publié le par Néness

Article du Monde... (édition du 24.01)

La Confédération paysanne demande un moratoire sur les cultures d'OGM

Les OGM entreront-ils dans la campagne présidentielle ? C'est le voeu que forme la Confédération paysanne, qui lance, mardi 23 janvier, l'appel à un moratoire sur les cultures de plantes transgéniques. Inquiet des nombreux cas de contamination, le syndicat agricole souligne que les dommages en retombent sur les agriculteurs refusant le transgénique. "La présence d'OGM dans les produits peut remettre en cause la pérennité des systèmes agraires", explique-t-il, ajoutant que le développement des OGM provoque de nouvelles faillites des petites exploitations.

 
La Confédération s'appuie sur une décision du conseil des ministres européens de l'environnement du 18 décembre. Celui-ci avait alors refusé de sanctionner l'Autriche, qui bannit la culture du maïs MON 810, le seul actuellement autorisé en Europe. La France ne s'est pas opposée à cette décision. Le Conseil soulignait que ce maïs n'a "pas subi une procédure d'autorisation conforme à la nouvelle directive" sur les OGM, la 2001-2018. Or l'autorisation du MON 810 expire en 2007.

Le syndicat agricole juge que ces différents éléments justifient que les semis n'en soient pas autorisés au printemps et se propose de démarcher les parlementaires réticents aux cultures transgéniques et les candidats à la présidentielle. Pour son action, il bénéficie de l'appui de Nicolas Hulot qui, lundi 22 janvier, a déclaré : "Dans la mesure où c'est pour moi l'esprit à la lettre du principe de précaution, que ça illustre aussi ce voeu que j'ai énoncé de mettre un terme à des logiques qui n'ont d'autre raison que l'espèce d'inertie culturelle dans laquelle nous sommes, je suis favorable à ce type de moratoire."

Hervé Kempf
 

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Publié dans Environnement

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