Martinon non non
Le nouvel épisode du feuilleton en provenance de Sarkozie, petit Etat d'Europe de l'Ouest, dirigé de main de maître par un petit chefaillon teigneux et sa horde de gros bourges décomplexés :
Séisme à Sarkoville (Neuilly-sur-Seine) dans la perspective des municipales : Martinon le protégé à Sarko et son porte-parole, vient de jeter l'éponge dans une opération normalement sans anicroche possible de donation de mairie du président à lui. Les Neuilléens apparemment ne supportent pas de se rallier à son parachute doré, au point d'avoir quasi lancé un mouvement révolutionnaire anti-lui, pancartes et slogans à l'appui (avant un casse-croûte caviar saumon?).

Cette histoire me fait pouffer vu que ledit David Martinon déclarait encore il y a quelques semaines que son seul souci dans la course en sac des municipales était de ne pas faire un score plus élevé que son président lors du vote, car ceci aurait pu égratigner son chef. Il faut voir la suffisance du gars qui aujourd'hui ne peut que mâchouiller ses fanfarons dires.

En même temps cette histoire m'escagasse en ce que, un retrait du Martinon (lié apparemment à la sortie d'un sondage non rendu public selon lequel ce dernier perdrait les municipales face à un "dissident" de droite) signifie camouflet pour le président, mais qu'une solution de remplacement évite ce camouflet : le fils Jean Sarko reprend le flambeau médiatique avec des colistiers de la liste Martinon, ce qui ne remet pas en cause la donation du boss de l'Etat à un de ses favoris, mais permet de dissiper le spectre d'un nébuleux parachutage (le fils du père est bien Neuilléen).

D'ailleurs, mes premières réactions aux dires du fils du père (qui se la joue un peu top modèle, pour imiter belle-maman, ou pour la piquer à son père?) entendu à la radio ont été, je le cite ici en exclusivité : "Oh putain le con!". Oui. La même capacité d'emballage hâblerio-démagogo-récupératrice sur la psychologie du Neuilléen, comme on emballe un poisson d'un geste expert en un tournemain ni vu ni connu j'te pousse sur le marché et qu'on te dit c'est tant en te donnant un prix que t'as pas le temps de vérifier s'il est correct que tu dois te retrouver à sortir ton porte-monnaie avec la vague impression de t'être fait rouler dans la farine en attendant la poêle bouillante... Alors bon...
En tout cas : Martinon, parti oui!
Et Martinon non non, Sarkozy...