Une vérité qui dérange si peu...

Publié le par Néness

Salut à toi écran, et à ceux qui sont derrière, ne sachant pas que l'écran les reluque au moins autant que l'inverse est vrai...

'fin bon, je voulais juste parler de "La vérité qui dérange", vu sur DVD il y a peu, tu sais, le fameux film-conférence d'Al Gore sur l'environnement à la mode d'en ce moment. Oui c'est ça. Bon ben alors je l'ai vu. Si! Bon ben ce que j'en retire c'est que bon ben il empile des indices que l'homme est bien à l'origine du réchauffement climatique, avec des courbes, des chiffres et des exemples bien choisis etc. En gros c'est tout.

Il est vrai que certains "scientifiques" remettent en cause cette façon de voir, comme le gros et aigre Allègre qui hésite entre Ségolène et Nicolas, mais en tout cas qui incarne si bien le refroidissement politique : il n'est pas très hot, tu ne diras pas le contraire! Certains : c'est donc Claude Allègre, et c'est à peu près tout, dont des scientifiques adeptes du scientisme qui consiste à refuser de voir égratignées même indirectement les découvertes scientifiques qui aboutissent à plus de pollution : soit pour que cela ne freine pas la toute-puissance auréolisée de "La Science" et les crédits de la recherche dans la situation de compétition entre pays, soit parce que d'aucuns sont persuadés que cette pression pollutive mettant en péril la survie de la planète se traduira par un inévitable effort dans le domaine de la recherche qui finalement aboutira à des solutions : les tenants du capitalo-scientisme pour qui il ne faut pas remettre en cause les habitudes pourries d'enfants gâtés pollueurs, et pour qui la science obéit aux lois du marchés d'offre et de demande (la pression sur la recherche de solutions luttant contre certaines formes de pollution suffisant à créer des découvertes au bon moment pile quand on aura commencé à agoniser avec un bon suspense syrupeux à la sauce hollywoodienno-technologique...)

Donc bon ben un film sans grand intérêt, sauf pour les vrais ignorants en la matière... et avec quelques passages syrupeux d'Al Gore sur son fils mort jeune happé par une voiture ce qui fait que l'Al devait se trouver une mission avec un appel du pied à peine voilé (si j'ose) à la religion, sur quand il travaillait à la ferme avec papa et que c'est de là qu'il a appris à ne pas faire vraiment la distinction entre amusement et travail (Sarkozy aurait pu nous la faire celle-là : va le dire aux ouvriers ducon), et qu'il tirait à la carabine (clin d'oeil appuyé aux électeurs potentiels et non agression paradoxale au si puissant lobby des armes américain)... des vues de dos Gore avec des passages de l'ombre à la lumière quasi christiques... dommage que ces énormes ficelles usées viennent émailler un discours finalement assez plaisant, qu'on pourrait trouver du plaisir à suivre une bière à la main, un paquet de pop-corn dans l'autre en lieu et place d'un match de foot nul. Car finalement c'est pas si mal d'essayer d'éveiller les gens à certains enjeux planétaires qui menacent la survie de la planète à pas très long terme. Mais bon, bof : en gros le discours c'est : voilà où en sont les choses, c'est bien l'homme qui..., maintenant c'est aux politiques de faire des lois. Point. Pas de changement radical de façon de vivre à l'horizon, tout au plus une pression sur les constructeurs automobiles pour que leurs voitures p(oll)uent moins.

 

Voilà. Dans la digne lignée de Nicolas Huot, Yann Arthus-Bertrand ou Jean-Louis Etienne. Qui vont avec Borloo au Groënland vérifier que les glaciers fondent bien plus vite que prévu comme on leur a dit... en avion... moyen de transport le plus polluant! Les Gore, Huot et Cie ont des bons sentiments : il faut alerter l'opinion publique! Oui, mais ça ne suffit de loin pas! Surtout si eux comme nous ne changeons pas nos habitudes de vie. Ils sont des modèles? Qu'ils le soient au moins un peu en nous montrant au moins la direction à suivre!

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Publié dans Environnement

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