Qu'est-ce tu fous au Fouquet's Nicolas?

Publié le par Néness

En ce jour charmant, je souhaiterais revenir sur le premier acte politique de Sarkozy : sa venue au Fouquet's une fois les résultats officiels de la seconde tournée connue (Ségolène régale et Nicolas rigole). Avec toute sa garde rapprochée.

Peu d'électeurs de Nicolas Sarkozy (en dehors des patrons du CAC40 et compagnie) pourraient se payer un petit repas là-bas (à quelques centaines d'euros par personne)... Nicolas y a aussi passé la nuit pour dans les 2000 euros. Bon c'est nous qui paye. Veut-il diminuer les dépenses de l'Etat après sa nomination officielle le 16 mai au loft présidentiel? Et du coup souhaite t-il en profiter largement avant un peu d'austérité? Bon. Mais dans le meilleur des cas, aucune cohérence... et une première promesse non tenue, une... (quand je disais il y a 2 jours "Sarkozy, ne tiens pas tes promesses", je voulais dire celles qui allaient saccager le social, le piller pour faire des cadeaux aux plus riches, pas celles qui pourraient éventuellement être positives)

Au Fouquet's, Nicolas a pu festoyer comme il se doigt et à l'oeil en compagnie de quelques sommités : Johnny Halliday, Jean-Pierre Raffarin (vive la rupture), Arthur, Christian Clavier, Bernard Laporte...

En parlant de Fouquet's et de Bernard Laporte, ça me fait penser au Canard Enchaîné qui dévoilait il y a peu le favoritisme de Sarkozy en termes de casinos : le groupe Lucien Barrière (qui possède le Fouquet's soit dit en passant) en a largement bénéficié au détriment de concurrents qu'on a botté en touche. Bernard Laporte était aussi de la partie, avec ses quelques casinos personnels (voir texte en fin d'article)... Enfin bon toute la belle clique quoi! Tête haute et mains propres...

Johnny, a un journaliste qui lui demandait si Sarkozy allait tenir ses engagements a répondu par une sentence qui devrait faire date et qui était du style : "Nicolas Sarkozy est un homme qui aime se famille et ses amis. Comment voulez-vous qu'il trahisse la France?". Un homme qui n'aime pas ses amis, c'est rare. S'il ne les aime pas ce ne sont pas des amis. Pratiquement personne ne peut donc trahir la France apparemment.

 

 

 


 


"Heureux les pauvres d'esprit,
ceux qui ne cherchent pas à comprendre :
ils travailleront dur,
ils recevront des coup de pied au cul,
ils feront de heures supplémentaires
qui leur seront comptées plus tard
dans le royaume de mon père..."


Jacques Prévert

Paroles (Souvenirs de famille ou L'ange garde-Chiourme)

 

 

 

 

Un ministre de l'Intérieur courtisé Sarkozy entretient des relations étroites avec des poids lourds du secteur. Par Renaud LECADRE QUOTIDIEN : samedi 24 mars 2007 La proximité de Nicolas Sarkozy avec les casinotiers est à la fois professionnelle et personnelle. Avec Dominique Desseigne, patron et héritier du groupe Lucien Barrière, il partage des footings à La Baule ­ «Nicolas a le sens de la compétition, il a la gagne en tête», dixit Dominique ­ et le microcosme de Neuilly ­ leurs épouses respectives furent copines. Quand Dominique Desseigne, notaire de profession, se retrouve propulsé à la tête du leader français des casinos (39 établissements de luxe) à la suite du décès de Diane Barrière, il prend conseil auprès de son ami Sarkozy, avocat d'affaires de profession (1) : «J'allais le voir à la mairie de Neuilly, il me coachait, je repartais avec des forces.» Bien entendu, cette franche camaraderie est sans conséquence sur les nombreuses autorisations de machines à sous obtenues par le groupe Barrière à Cannes ou Bordeaux. Le prestige de ces casinos locaux y est sûrement pour beaucoup. Plus curieuse, en revanche, l'attribution de 100 bandits manchots à Blotzheim (Haut-Rhin), avant même que le premier coup de pioche du casino alsacien ne soit donné. Avec le groupe Partouche, pas de copinage individuel. Mais le ministre de l'Intérieur pratique l'entente institutionnelle cordiale, sous couvert du Syndicat des casinos modernes de France, domicilié au siège de Partouche. En juillet 2003, Nicolas Sarkozy réunit un «groupe de travail» avec les représentants casinotiers, à l'issue duquel les professionnels se «félicitent des résultats obtenus et expriment leurs remerciements au ministre qui a souhaité cette parfaite concertation». Elle aboutit à une circulaire qui abolit les investissements immobiliers préalables au dépôt d'une demande d'exploitation de casino et assure à tous un minimum garanti de machines à sous. En 2004, ce syndicat des casinos modernes se croit autorisé à diffuser une étude qui vise à interdire toute nouvelle ouverture dans un rayon de 50 km autour des casinos existants (les siens !), affirmant avoir été mandaté pour «réfléchir à l'esquisse d'un schéma directeur partagé entre les pouvoirs publics et les opérateurs [...], dans le cadre d'un groupe mixte qui se réunira au ministère de l'Intérieur». Avec Bernard Laporte, entraîneur du XV de France, les relations sont des plus baroques. Intimes, partageant à l'occasion un match de foot estival, ils ne sont pas censés parler casino. Sauf que Laporte fut le très bref propriétaire de deux établissements sur le bassin d'Arcachon (Biscarosse et Lacanau), moyennant une rapide plus-value. A entendre Frédérique Ruggieri, ce rugbyman-homme d'affaires lui aurait proposé d'intercéder en sa faveur auprès de Nicolas Sarkozy, moyennant la moitié du capital de son casino. Bernard Laporte s'insurge : «J'en ai rien à foutre de son casino. Si je suis ami avec le ministre de l'Intérieur, ce n'est pas pour l'emmerder, et encore moins pour en profiter.» (1) Nicolas Sarkozy, le destin de Brutus, par Victor Noir (Denoël).

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Publié dans Politique

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