Evangehallowistes

Publié le par Néness

Copie telle quelle d'un article du journal "24 Heures" du 1er novembre 2006. Sans commentaire. Affligeant! (ah si tiens! Un commentaire! Décidément je peux pas me faire confiance moi)

 

Comment les évangélistes texans inculquent l’amour de Dieu par la peur

ÉTATS-UNIS Dans la banlieue de Dallas, une Eglise organise chaque année en période de Halloween une Maison de l’Enfer, sorte de catéchisme morbide pour les jeunes.
JEAN-COSME DELALOYE DALLAS

«C'est généralement là que les gens vomissent.» Bettany sirote son soda. «Mais cette année, il y aura moins de sang.» Dans sa voix, une pointe de déception. En temps normal, Bettany est une élève du gymnase privé de l'Eglise Trinity. Mais, ce soir, l'adolescente supervise la violente scène de l'avortement de la Hell House (Maison de l'Enfer).

Chaque année en période de Halloween, Trinity, grande congrégation évangéliste d'une banlieue blanche et propre de Dallas, propose aux adolescents un voyage en enfer pour leur inculquer l'amour de Dieu. Pour 10 dollars l'entrée, les jeunes traversent une maison «hantée» dans laquelle ils sont confrontés aux horreurs de la vie jouées par des adolescents de leur âge et des paroissiens adultes. Au programme: suicide, avortement, homosexualité, alcool, drogue, inceste et meurtre.
«Pendant quarante.-cinq minutes, nous leur mettons des réalités de la vie plein la vue.» Carlos Ortiz a 30 ans. L'affable pasteur dirige la Maison de l'Enfer depuis trois ans: «Dans la vie, il y a deux certitudes: les impôts et la mort. Les choix que vous faites au cours de votre existence vont déterminer votre vie après la mort. C'est ce que nous voulons montrer aux jeunes.»
Choix. Carlos aime ce mot. Il parle de sa jeunesse torturée par l'alcool et les coups dont il dit avoir été victime. Il parle de sa redécouverte du Christ à l'âge de 18 ans, de sa décision de tirer un trait sur les vices de la vie. Aujourd'hui guidé par sa propre «résurrection», Carlos a des ambitions pour sa Maison de l'Enfer. Il a développé une image marketing et a investi 10 000 dollars dans une campagne de publicité. Le retour sur investissement est conséquent: la Maison accueille jusqu'à 1200 visiteurs par soir pendant un mois.

Mise en scène sordide

L'avortement mis en scène par Carlos, et supervisé par Bettany, ressemble à ça: un «ado médecin» retire un à un des bouts de viande sanguinolents de l'entrejambe d'une jeune fille qui hurle: «Rendez-moi mon bébé!» Carlos a agrémenté la représentation de vidéos d'avortement des plus graphiques sur un fond sonore de heavy metal. Le pasteur se défend de faire du catéchisme de l'effroi: «Nous ne voulons pas que les gens aient peur de Dieu. Nous voulons qu'ils l'aiment. Mais dans l'amour, il y a toujours une part de peur.»
«Etes-vous prêt à sauver des âmes ce soir?» John Kincaid, paroissien d'une quarantaine d'années à la chevelure blond platine, a le feu sacré. Il a rassemblé quelques minutes avant l'ouverture de la Hell House un groupe de jeunes acteurs pour leur donner le sens de leur mission céleste. «Oui!» lui répondent les jeunes sauveurs d'âme. Kincaid joue un père incestueux qui tue le petit ami de sa fille.

«J'ai peur de mourir»

Dans la Maison de l'Enfer, on utilise des armes avec des balles à blanc. «C'est plus réaliste, explique Carlos. Chaque soir un policier vient s'assurer que nous manipulons bien les pistolets». Au bout de 45 minutes de supplice, les enfants sont «récupérés» par Larry, un pasteur afro-américain à l'élocution aussi raffinée qu'efficace. Larry donne à son jeune public le «choix» entre deux portes pour conclure la visite. Celle de droite qui les mène dans une salle où les attendent des paroissiens pour des prières personnalisées à la minute. Ou celle de gauche vers la sortie: «C'est votre choix, lance Larry. Vous pourriez vous faire renverser par une voiture ce soir et mourir. Le diable attend que vous preniez la porte de droite.»
Comme tous les enfants de son groupe, Dustin Brown a choisi celle de gauche et la prière. Ce petit bonhomme de 12 ans a difficilement encaissé la scène de l'avortement mais dit avoir «vraiment apprécié» la visite. «J'ai peur de mourir, explique-t-il en s'éloignant de la Maison d'un bon pas pour rejoindre ses copains. Si vous mourez et que Dieu n'est pas disposé à vous accueillir, vous êtes piégé dans un cercueil.»

Est-il la peine d'en rajouter une louche? Du prosélytisme qui joue sur la peur : eh oui ça a l'air d'exister encore... et qui plus est qui simule le mal, propage des idées plus que malsaines... car finalement si tout allait bien, les religions ne feraient plus recettes... alors pour faire venir du monde vite fait (quick marketing business), autant déformer la réalité, ou montrer le mal s'il n'est pas assez répandu au goût de cette religion... et pour ce faire autant utiliser une mode marketing comme Halloween, qui est une bénédiction (si j'ose dire)... Le bien grâce à une fête du mal instituée par exprès? Logique? Ou le mal tout court... tout con court à le laisser croire... (oups en 2 mots, pardon...)

Ce qui grouille dans un coin sous mon meuble, c'est insecte. Ce qui grouille un peu partout à découvert c'est une secte. Le premier peut être bénéfique, utile pour l'environnement. La deuxième devrait s'écraser sous le talon de la chaussure et faire crouic. J'entends par secte toutes les religions, cela va sans dire... Bon, je l'ai dit... bon... désolé...

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Publié dans Religion

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