Plafonnement des revenus?

Publié le par Néness

Lu aujourd'hui dans "Le Matin" (du 31.10.06 donc) : un chef d'entreprise (Thomas Minder) a lancé une pétition pour réclamer le plafonnement des revenus des grands patrons.

Première remarque : la revendication de tels plafonnements ne paraît donc pas l'apanage de la gauche (j'ai répondu il y a peu à un article du blog d'une personne proche de l'UMP qui s'émouvait que parmi les propositions de la LCR et d'Olivier Besancenot figure un plafonnement des salaires, ce qui faisait dire à cette personne - outre que cette proposition était digne du stalinisme, des goulags, etc - qu'on n'aurait bientôt plus intérêt à faire d'effort puisque les salaires ne suivraient plus, ce à quoi je lui avait répondu t'inquiètes pas tu ne seras certainement pas concerné). Bon, les patrons de gauche ça existe aussi, même d'extrême-gauche (pas dans les très grandes entreprises je présume). Serait-ce le cas? Serait-ce par souci de décence? Alors qu'aujourd'hui même figuraient les revenus des grands patrons suisses et que le point culminant, le Mont Rose, a été dépassé par untel à 24 millions de francs en 2005 (env 16 millions d'euros), soit 65'800 francs (près de 44'000 euros) par JOUR (y compris les jours non travaillés, vacances et jours fériés), soit ce que gagnent en un an bon nombre de travailleurs-ses suisses...

Alors, cela aurait-il un rapport? Non! Point du tout... un argument que je n'avais jamais entendu... il s'avère que ce chef d'entreprise représente les intérêts des actionnaires qui seraient volés par le salaire élevé des patrons... ou quand le libéralisme confirme les propositions d'extrême-gauche (pour des raisons diamétralement opposées). Sur un point précis.  Car les actionnaires veulent rogner sur les revenus des salariés, et vice versa... mais il faut bien avouer que celui qui joue le rôle du chien depuis quelques décennies c'est bien l'actionnaire, et l'os le salarié. Mais que le chien s'en prenne à son maître parce qu'il en a marre de son os... il est vrai qu'il y a beaucoup plus de chair... et n'oublions pas qu'un os bien rongé peut faire mal.

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Publié dans Economie

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