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Images aléatoires

Actualités diverses, société

Vendredi 3 novembre 2006

En demandant la mise en examen de Denis Robert, pour recel d'abus de confiance, c’est-à-dire pour avoir récupéré et utilisé pour ses livres et ses films des documents bancaires, le Procureur de Paris, le Ministère de la Justice et ce gouvernement s’en prennent à la liberté d’information. Si une mise en examen devait être prononcée par les juges, ce serait une catastrophe pour l’ensemble des écrivains, des réalisateurs et des journalistes tentant d’exercer leur métier, notamment sur les terrains sensibles de la politique et de la finance.

Sans vouloir prendre position sur le fond des affaires Clearstream, nous affirmons qu’en utilisant les listings de la Banque des banques luxembourgeoise, Denis Robert n’a fait que son travail d’information, révélant le fonctionnement jusqu’alors caché des mécanismes bancaires internationaux visant à l’évasion des capitaux.

Sa mise en examen serait un scandale et ne pourrait être comprise que comme une tentative d’intimidation de toute une profession. Et donc une attaque très grave contre la liberté d’écrire et d’informer.

http://www.tousdesreceleurs.com/

Par Néness
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Mercredi 8 novembre 2006

Lu dans le journal de ce matin :

La justice italienne devra prochainement trancher sur le sort d'une oeuvre d'art, des toilettes musicales et patriotiques, saisies au musée de Bolzano à la demande d'un parti de droite qui dénonce une "atteinte au respect de ce qui constitue une référence pour toute communauté" d'un pays. Ces WC artistiques reproduisent l'hymne national italien dans une version électronique avec une chasse d'eau en bruit de fond. Une cellule photo-électrique déclenche la musique à chaque visite.

Personnellement, ce "scandalisme" face au détournement de tels symboles me fait glousser comme une poule ivre... Bon, j'ai des valeurs. Mais je me contrefous que l'on se moque de mes valeurs (ou des valeurs des autres), tant que cela n'est pas utilisé à des fins malsaines. Tout dépend du ton et de la fin. Oui, tout ça, certains diront, tout ça, qu'aujourd'hui, il faut avoir des valeurs fortes, une image positive, tout ça... Max Gallo et Cie ont le vent en poupe quand ils disent qu'il faut des images fortes et fédératrices, intégratrices. Je suis tout à fait d'accord avec ces gens-là. Mais cela n'empêche pas une petite dose d'humour, on n'est pas à un enterrement! Le guindé, le clinquant, la sévérité seront toujours moins fédérateur que le rire à bon essient. Ca me fait penser à Howard Dean il me semble, qui refusait de reconnaître les effets négatifs de la colonisation australienne (entre autres effets négatifs : le massacre de milliers d'aborigènes, et le droit [non officiel, mais factuel] de descendre un aborigène qui ne plaisait pas jusque dans les années 50 sans risquer d'être condamné), ce quelques années avant notre débat français sur le rôle de la colonisation : car selon lui pour fédérer un pays il faut des symboles positifs. OK. Mais il faut aussi reconnaître les erreurs qui ont été commises. Même si ce n'est pas forcément aux gens d'aujourd'hui à demander pardon, il faut clore un débat... car sinon on exclut de l'intégration souhaitée ceux justement que l'on veut intégrer, non? Je trouve qu'il faut du toupet et une sacrée dose de connerie pour refuser de reconnaître des effets pervers dans les abus et les crimes d'hier... Comment des valeurs peuvent être positives si on refuse de voir les travers de celles-ci? Un vrai patriote ne devrait-il pas être intraitable sur les méfaits commis au nom de la patrie, et réclamer que tout cela ne puisse recommencer? Pour cela, il faut arrêter de dire que quoi qu'elle fasse, la patrie a toujours raison, non? Mais il est vrai que je suis un extrémiste...

Moi qui suis sympathisant des idées d'extrême-gauche, je suis le premier à faire de l'auto-dérision sur l'Internationale ou autres symboles forts proches de mes valeurs. Peut-être cela provient-il de la "décadence" ou "déliquescence" de mes idées... je me souviens que dans un syndicat étudiant (bien de gauche) avec lequel je fricottais à une époque, on chantait l'International en verlan. Quoi de choquant? Faire de même avec la Marseillaise en choquerait plus d'un... mais ça pourrait être une modernisation de vieux symboles qui pourrait être salutaire pourquoi pas (verlan ou autres... on s'en fout. Je n'aime pas particulièrement le verlan, mais ça me fait marrer)?

Par Néness
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Mardi 14 novembre 2006

Suite à la vidéo dévoilée (par un PS? par un UMP? alors? hein? qui?) montrant une certaine Ségolène (?) disant que la vraie révolution à l'école, ce serait les 35 heures pour les profs (et qui a fait bondir... des profs ah bon?), celle-ci a tout de suite tenu à revenir sur ses positions passées (?) : elle a reconnu que parfois même, les profs travaillent plus de 35 heures par semaine. Je ne sais pas trop quelle différence il y a entre la version de base et la version corrigée, à part peut-être une goutte d'eau dans le verre de vin de la patience des profs...

Oui, les profs bossent 18 heures par semaine... sans compter les rencontres parents-profs, pédagogiques, conseils de classe et j'en passe... et figurez-vous que les profs bossent aussi chez eux!!! En moyenne 15-20 heures je pense (préparation de cours, correction de copies etc). Certainement plus en début de carrière, et moins en fin de carrière une fois que le cours est bien rôdé (sauf si, comme c'est le cas depuis au moins une dizaine de belles lurettes, les réformes diverses et variées, que tout bon ministre se doit de réaliser pour que son nom passe à la postérité [ou la réforme au postérieur des profs manifestant, les deux vont deux paires, jeu de mot laid], permettent aux profs de réécrire de nouveaux cours plus souvent... ou traiter de l'Antiquité égyptienne en 2 heures au lieu d'une vingtaine...). Alors bon, les 35 heures une révolution? Un certain nombre en tout cas serait bien content de diminuer leur temps de travail à 35 heures...

Je sais tout ça, car je ne suis pas prof... bon y en a dans ma famille... ce qui explique que je n'ai jamais voulu le devenir...

Par Néness
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Vendredi 24 novembre 2006

Dans une ambiance survoltée, les policiers seront armés de pistolets à électrochocs. Et "taser" !

Eh oui, ça y est. Le taser va très prochainement équiper 3000 policiers et 2000 gendarmes en France, a confirmé le ministère de l’Intérieur…

Le taser qu’est-ce que c’est ? Egalement appelé « pistolet à électrochocs », ce joujou rigolo lance deux projectiles qui s'incrustent dans les habits ou dans la peau à une distance de six mètres. La cible (normalement, ce sera plus qu’une cible : une personne) reçoit une décharge de 50 000 volts propagée par deux câbles électriques ultralégers reliés à l'arme. La personne touchée est paralysée avant de tomber. C’est tout. Rien de bien méchant me direz vous. Juste 50 000 chtiots volts de rien du tout… et ensuite les policiers sont tranquilles…

Sauf que. Bé oui, sauf votre honneur, monsieur S, selon Amnesty International, ces armes ont causé plusieurs dizaines de décès aux Etats-Unis depuis les années 90 (Le Temps, 27.11.2004) : 70 personnes ces 3 dernières années aux Etats-Unis et au Canada (http://www.asile.ch/vivre-ensemble/actualite/lusc.asp).
Et utilisé à hauteur de tête, le pistolet à électrochocs peut aussi provoquer une perte de la vue, porter atteinte au système nerveux ou défigurer la personne (
http://www.lsdh.net/article.php?id_article=39)

Rappelons également à nos shérifs prompts à dégainer, qu’en janvier 2003, le rapporteur spécial sur la torture de la COMMISSION DES DROITS DE L’HOMME a recommandé des mesures pour mettre fin à la production et au commerce de divers instruments de torture y compris « les armes à décharge électrique comme les matraques électriques, les armes neutralisantes, les boucliers à décharge électrique et les armes à fléchettes à décharge électrique (tasers), les ceinturons neutralisants à électrochocs et les dispositifs à impact cinétique; et les substances chimiques utilisées pour maîtriser les foules, comme le gaz lacrymogène et le gaz poivre ».

Pour avoir un petit florilège de l'utilisation rigolote du taser, tapez 1 :


Video Taser, RAIDH

Pour avoir un aperçu de l'utilisation particulière qui pourra être faite en France du taser, tapez 2 :


Bavure policiere (?) au taser, Lyon

Maintenant, parlons un peu du cassis si vous le voulez bien... euh du cas Suisse plutôt...

En Suisse, un projet de loi sur l'usage de la contrainte (notamment dans le cadre de l’expulsion d’étrangers pas assez bien habillés, nos pays Européens sont des boîtes de nuit où les videurs sont particulièrement regardant en la matière) avait fait un pas de plus vers la déshumanisation des personnes étrangères. En effet l’utilisation de tasers, mais aussi baillons, etc, avait était acceptée. En décembre 2004, une Conseillère nationale (pas de droite) avait alors interpellé le Conseil fédéral en rappelant qu'en Suisse, les appareils à électrochocs sont interdits pour le bétail. Est-ce compatible d’affirmer haut et fort la solidarité comme valeur, et de traiter certains humains plus mal que des bêtes ?

Toujours est-il que l’utilisation du taser en Suisse aurait été finalement interdite… sous la lever de boucliers (pourtant de non CRS), et la pression populaire… En France, on est capable d’en faire autant je pense (de brebis farcie).

Tiens, vu qu’on parlait de conditions inhumaines… je suis tombé sur ce petit texte :
« Une comparaison avait été effectuée, il y a un certain temps déjà, entre les conditions concrètes de la détention administrative à la prison zurichoise de Waid et les prescriptions de la loi sur la protection des animaux. On était arrivé à ce résultat effarant: dans une cellule où la loi autorisait de mettre au maximum dix chimpanzés, on mettait pratiquement vingt-deux détenus ! ». A méditer. Enfin, si vous voulez, je ne veux pas vous forcer la main, ni vous menacer. Avec un taser niark niark niark...

 

Quelques liens sur le taser

http://www.raidh.org/-Taser-

http://resistons.lautre.net/IMG/pdf/RE47_NOVEMBRE-2006.pdf

http://www.cequilfautdetruire.org/article.php3?id_article=834

http://infoblog.samizdat.net/2006/10/19/taser-larme-qui-va-mettre-le-feu-aux-cites/

http://www.lecourrier.ch/modules.php?op=modload&name=NewsPaper&file=article&sid=39065

 

Et un compte-rendu de la manifestive « no border », Lyon, 30 avril 2005, trouvé sur Internet, qui accompagne la vidéo présentée plus haut :

« Coup de sang des policiers de la BAC, qui ont enlevé une jeune fille de façon très violente, alors que la manifestive du 30 avril n’était pas loin de son terme […]

Répression policière soudaine place des Terreaux
La manifestive, s’inscrivant dans le Festival des Résistances et des Alternatives, a été un moment de musique, de danse, de fête et de revendications fortes et pacifiques, pour une planète sans frontières.

Alors que la queue du cortège festif se trouvait place des Terreaux à hauteur de l’entrée du musée des Beaux Arts, 3 policiers de la BAC, qui n’étaient signalés par aucun brassard, se trouvaient en début de cortège et ont essayé à plusieurs reprises d’arrêter des personnes tout en remontant vers la fin de la manifestation festive. Au moment où ils atteignent la queue du cortège, ils tiennent un manifestant immobilisé ; 3 autres policiers en civil qui étaient cachés derrière une voiture ont surgi sur une personne au sein de la manifestive.
Comme il était impossible de les reconnaître, sans brassards, sans signes distinctifs, la réaction immédiate des personnes environnantes a été de protéger ces personnes, pensant avoir à faire à des provocateurs. Croyant que c’était une simple bagarre sous cette chaude après-midi, plusieurs participant-e-s à cette manifestive, sont venus logiquement s’interposer de façon responsable.
Le premier groupe de policiers en civils qui tentaient d’arrêter des manifestant-e-s a laché prise pour rejoindre leurs voitures. A ce moment-là, sans aucunes sommations, des bombes lacrymogènes ont été lancées par des policiers placés près de l’entrée de la place des Terreaux. Certaines ont atterri au milieu de la place, les gaz atteignant même les terrasses des cafés derrière la fontaine Bartholdi.
Pendant cet évènement explosif, l’autre groupe de civils était aussi repoussé par des manifestants qui ne comprenaient pas ces violences. Entre autres, Virginie et Antoine, qui n’étaient ni déguisés, ni masqués. Ils étaient là comme beaucoup pour faire la fête. Ils ont vu des gens qu’ils ont pris pour des manifestants se bagarrer et ne sachant pas que c’étaient des policiers en civil ils se sont approchés dans l’intention de calmer la bagarre. C’est en arrivant à quelques mètres qu’ils ont vu leurs matraques et leurs flash-ball. Comprenant qu’il avait un flash-ball pointé sur lui, Antoine a écarté un bras en reculant pour repousser la foule, il tenait Virginie à coté de lui par le bras. Une bombe lacrymogène a explosé à leurs pieds. Dans la bousculade qui a suivi, Virginie a été attrapée par les policiers. Alors que la foule était repoussée par les gaz lacrymogènes, ils l’ont alors trainée par les cheveux sur une trentaine de mètres jusqu’à leur voiture qui était garée devant la sortie de Lyon Parc Auto, à l’abri des regards des manifestants repoussés, mais en pleine visibilité des passants sur la place des Terreaux. Elle avait les genoux en sang. Là, ils l’ont plaquée au sol, lui maintenant le visage contre la chaussée, les mains dans le dos, ils l’ont matraquée, et l’ont cognée à coups de pieds. Puis, ils l’ont coincée sous une voiture, une roue dans l’entrejambe et l’ont menottée. Et, ensuite, ils l’ont électrocutée avec un taser, c’est-à-dire une décharge de 50 000 volts, avant d’être emmenée au commissariat central Marius Berliet.
A ce moment un quatrième policier de la BAC, qui lui portait un brassard fluo, se trouvait à quelques mètres tourné vers le public présent sur la place.
Il n’est pas à préciser qu’un samedi après midi sur la place des Terreaux se trouvaient de nombreuses personnes ne faisant pas partie de la manifestation aussi bien sur la place qu’aux terrasses des cafés... Le sérum physiologique a été beaucoup apprécié, car de nombreuses personnes, y compris de jeunes enfants et des personnes plus âgées ont été incommodées par les gaz lacrymogènes.
C’est à s’interroger sur la nécessité et les desseins d’une intervention policière, des proportions qu’elle a prise, et des dangers qu’elle a fait encourir, alors que cette manifestation festive se déroulait dans la bonne humeur. »

Par Néness
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Lundi 27 novembre 2006

Vu sur le site internet du Monde...

Il y a plus de télés dans les ménages américains que de... personnes... Selon une étude de l'Institut Nielsen (c'est son droit de faire des études après tout, s'il veut s'en sortir dans la vie), il y aurait en effet 2,73 téléviseurs pour 2,55 personnes par foyer (soit en gros 1,07 télé par personne... de quoi regarder une émission culturelle et 7% d'un débat politique, ou vice versa, par exemple). Ce qui est pas mal, mais peut mieux faire, quand on connaît le rôle dans l'aide à l'escalade des sentiers du savoir de la télé (savoir être con, oui, c'est vrai). "La moitié des ménages américains possèdent ainsi au moins trois postes de télévision, et seulement 19 % n'en ont qu'un seul. La situation s'est inversée depuis 1975, où près des deux tiers des ménages possédaient un seul téléviseur, tandis qu'un sur dix en comptait trois. L'augmentation du nombre d'écrans coïncide avec l'augmentation de la période durant laquelle le poste reste allumé : 8 h 14 par jour en 2005-2006, soit 3 minutes de plus que la saison précédente." 8h14 de télé? de quoi regarder 16,47 feuilletons de merde de 30 minutes pourries chacun, ou exactement 9,5 documentaires de 52 minutes sur les gens qui regardent trop la télé... mais ne permet même pas de regarder en entier un film comme Shoah de Claude Lanzmann, qui dure 9h30... comme quoi pour la culture, il faudra encore faire un effort...

Par Néness
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Mercredi 29 novembre 2006

Répression tue à Oaxaca au Mexique depuis des mois... tue car l'information n'est pas retransmise par les médias classiques au pouvoir, et tue car elle tue, tout simplement, dans l'indifférence générale... ça me tue...

L'état d'Oaxaca (Mexique) connait depuis mai-juin dernier une situation quasi-insurectionnelle, au point que certains aujourd'hui comparent la situation là-bas à celle de la Commune de Paris. Tout avait commencé par des revendications d'enseignants que le gouvernement avait promis de satisfaire. Devant la non réponse finalement donnée à ces revendications, les enseignants avaient commencé une grève. La répression lancé par l'état contre les 70 000 instituteurs en grève occupant la ville a déclenché début juin une véritable révolte populaire. En deux heures la population avait chassé de la ville les 3000 policiers envoyé par le gouverneur de l'état Ulises Ruiz (accusé de corruption, et dont tout le monde réclame la démission) et repris le contrôle de la capitale de l'Etat.

La ville d'Oaxaca, ses batiments publiques et ses médias (radio et TV officielle) sont depuis lors sous contrôle de l'APPO (Assemblée Populaire des peuples d'Oaxaca – créé début Juin). L'organisation collective de la vie sociale se fait sur des bases bien souvent autogestionnaires.

Toutefois la fin du mois d'octobre à été dur à Oaxaca : Attaque des policiers et des membres de la PFP (Police militarisé anti-émeutes) soutenue par des paramilitaires et par les membres du parti PRI (ancien parti unique du mexique) au pouvoir dans l'état d'Oaxaca, mais aussi hommes de main en civil. Plusieurs morts sont à déplorer du coté des insurgés dont un membre d'Indymedia New York (Bradley Will) ainsi que de nombreux disparus et des arrestations violentes et arbitraires (entre 150 et 200), il y aurait également eu des viols de la part des forces de l'"ordre", si bien que la population, solidaire, abrite les poursuivis. La situation n'est toutefois par désespérée : un peu partout au Mexique des syndicats se mettent en grève et rejoignent Oaxaca tandis que les mobilisations de soutiens se multiplient, à Mexico comme ailleurs.

Le silence médiatique sur la situation au Mexique est effarant. Aucun média Européen ne relaye ce qui se passe sur place en dehors des médias alternatifs.

Nouveau pic dans les tensions... ces 25 et 26 novembre, des affrontements de plusieurs heures ont opposé police (parfois faisant l'usage d'armes à feu) et manifestants...

Quelques images et explications supplémentaires ici :


Oaxaca, histoire d'une insurrection


Oaxaca Commune

Quelques liens :

http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=1999
http://www.monde-diplomatique.fr/2006/11/VIGNA/14119
http://carnetsdenuit.typepad.com/carnets_de_nuit/2006/11/oaxaca_en_sang.html#more
http://liege.indymedia.org/news/2006/11/13529.php
http://lemondecitoyen.com/2006/11/20/le-mexique-menace-de-tempete/
http://mexico.indymedia.org/oaxaca

Dernières nouvelles :
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=73449

Par Néness
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Samedi 2 décembre 2006

... c'est ce que révèle une étude de l'INSEE sortie le 23 novembre dernier. Ce nombre serait plutôt en diminution.

Ainsi, 6,9 millions de personnes disposeraient de moins de 788 euros pour vivre. Et en tout, c'est 22% de la population qui vit avec des conditions de vie difficiles et de faibles ressources conduisant à des privations... Les personnes pauvres sont plus souvent des personnes seules et des familles monoparentales que par le passé.

On s'étonnera ensuite que la population reste dubitative face aux progrès liés à cette économie libérale, progrès dont très peu d'entre nous profitent... toujours les mêmes... ceux que Nautre Sauveur, le candidat UMP veut privilégier : il veut que les méritants soient récompensés... méritants? ceux qui créent des richesses, pas ceux qui triment pour un SMIC à vie, oubliés alors qu'ils bossent à la sueur de leur front (mais bon, pas de leur porte-monnaie qui n'arrive pas à se remplir, salauds de pauvres). Je ne sais pas comment certains arrivent à se payer un logement en région parisienne ou ailleurs, mais il y a de plus en plus de working poor, et bientôt de plus en plus de travailleurs contraints de s'établir SDF...

A l'heure où l'UMP propose la suppression des droits de donation et de succession "pour tous les patrimoines petits et moyens" et envisage d'exonérer 90 % à 95 % des ménages jusqu'à 300 000 euros, notons que le patrimoine moyen des ménages vivant en France métropolitaine était de 165 000 euros en 2004, la moitié disposant de plus de 98 000 euros de patrimoine. Toutefois, cette moyenne dissimule d'importantes disparités. Les 10 % de personnes les plus riches possèdent au total 46 % de l'ensemble du patrimoine avec des avoirs supérieurs à 382 000 euros, et les 10 % les plus pauvres moins de 900 euros. Suppression des droits de donation? Encore un moyen de faire payer moins aux plus riches, d'accroître encore plus les inégalités, enrayer l'ascenseur social, et réduire les ressources budgétaires pour tous... finalement, un moyen de supprimer les prestations publiques en transférant les économies vers les plus aisés d'entre nous. Cela vous étone?

Note : quelques passages tirés de
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-837731@51-837599,0.html
Même un journal un peu au-dessus de tout ça comme Marie-Claire, parle de ce phénomène... c'est dire... la pauvreté est courante en France, on en est marris, c'est clair...
http://www.marieclaire.fr/mcl/1229-psycho_societe/1263-marie_claire_s_engage/34442-qui_sont_les_nouvelles_pauvres/

Par Néness
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Mardi 5 décembre 2006

Vu dans un article du Monde (30.11.2006)

Le Chili connaît des vagues de manifestation, pas de la même ampleur qu'au Mexique (voir : http://adelante.over-blog.com/article-4721487.html arrête, tu Mexique!), mais tout de même importantantes... un peu comme à Oaxaca, tout est parti de revendications concernant l'éducation... on souhaite que l'éducation, privatisée par Pinochet (il a d'ailleurs privé beaucoup de monde de beaucoup de choses... c'est ça les privations ou les privatisations... sauf de soins gratuits prodigués par ses amis aux doigts de fée) soit reprise en charge par l'Etat. Le salaire minimum est de 120'000 pesos et l'université coûte 200'000 euros par moi (comme si en France c'était 2'200 euros par mois). Le Chili reste un des pays les plus inégalitaires d'Amérique latine en matière de redistribution des revenus, et l'éducation, moteur de l'ascenseur social, reste peu accessible aux plus démunis. Fin avril des milliers d'élèves ont donc manifesté, juste après l'arrivée au pouvoir de Michelle Bachelet, surprenant tout le monde. Des pingouins du fait des couleurs de leur uniforme. Le mouvement bénéficiait d'un soutien populaire de 83%. Une manifestation, le 30 mai 2006, a été si durement réprimée que la présidente est allée jusqu'à limoger le chef des forces spéciales de la police. Il faut dire : "Reporters sans Frontières" avait condamné les violences policières dont avaient été victimes 8 journalistes à cette occasion (un peu pinochesque tout ça... non?) http://www.rsf.org/article.php3?id_article=17899. Le mouvement s'est un peu calmé après juin, mais a repris en septembre en faisant tâche d'huile (profs, travailleurs de la santé, agents du fisc...). Il faut dire qu'il y a un certain nombre de problèmes au Chili... Selon le Programme des Nations unies pour le développement, le décile le plus riche (10 % de la population) détient près de la moitié des revenus...

La présidente a su entendre un certain nombre de revendications, elle a tenu compte d'un certain nombre de points, mais tièdement, ce n'est qu'un petit début... et pourtant elle a dû faire face aux critiques d'un certain nombre de personnes à la politique encore plus à poigne, à sa droite, lui reprochant d'avoir cédé trop facilement (le statu quo n'étant pas considéré comme céder devant les avantages mirobolants de quelques nantis souhaitant garder leur place), ou tout simplement d'être une femme, et non croyante en plus... pensez donc...

Quelques liens :

http://www.revolution-socialiste.info/RS21Chili.htm
http://www.collectif-rto.org/article.php3?id_article=372
http://www.amnesty.ch/fr/actualite/magazine-amnesty/amnesty-novembre-2006/quand-les-pingouins-se-revoltent
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-839908,0.html (Le Monde du 30.11.2006)

Exemple de répression policière au Chili dans ce petit filmounet :


22 avril 2006, exemple de repression policiere

Par Néness
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