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Adel
Ante
pour un
monde rouge et vert
- L'actualité du côté rouge et
vert de la lunette -
Parfois de façon rigolotte. Si tant est que cela est possible à
un sympathisant LCR/NPA
Parmi plus de 6 milliards d'humains, 5 sont ici avec nous. Y a encore de la place,
venez...
Lectures en cours :
La taupe, J Le Carré
Livres lus récemment :
L'utopie ou la mort, R Dumont
Ca te passera avec l'âge, A Krivine
Le livre noir de la colonisation, JM Ferro
Pour la désobéissance civique, J Bové
Le monastère hanté,R van Gulik
La ferme des animaux, G Orwell
Guide du jardinage biologique, JP Thorez
Voyage avec un âne à travers les Cévennes, RL Stevenson
Attac contre l'empire Nestlé, Attac-Vaud
Les misérables, Victor Hugo
Les regrets ça va droit au coeur. Et ça y reste ; jusqu'à ce qu'on meure. Daniel Darc, La pluie qui tombe (musique).
DECLARATION
unitaire
de :
AlterEkolo (AE), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alternative Libertaire, Association des communistes unitaires (ACU), Coordination nationale des collectifs
unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), Les Alternatifs, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti
de Gauche (PG),
En vue de la journée de mobilisations et de grève de ce 29 janvier
CE N’EST PAS A LA POPULATION DE PAYER LA CRISE
Les classes populaires sont durement touchées par la crise. L’inquiétude pour l’avenir grandit. La politique du pouvoir est plus que jamais au service des privilégiés. L’heure est à la riposte. Les organisations signataires de cet appel défendent des propositions pour une autre politique, et s’engagent dans le soutien et la participation aux mobilisations, notamment à la journée interprofessionnelle de grèves et manifestations du 29 janvier.
En deux mois, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 100
000. Dans les entreprises privées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partiel touche des secteurs entiers. Les intérimaires et l’ensemble des précaires
sont touchés de plein fouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. Au nom de la lutte contre « les déficits », le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en
concurrence « libre et non faussée » les services publics. C’est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation qui s’accentue avec les suppressions d’emplois
publics.
Le gouvernement, il y à encore quelques mois nous annonçait que
« les caisses sont vides ». Depuis il a trouvé des centaines de milliards (plus de 428 milliards d’euros) pour sauver les banques, assurances et autres organismes financiers. Les divers « plans
de relance » ici et là dans le monde n’ont qu’un seul objectif: maintenir les profits des grands groupes capitalistes. La crise est une crise européenne et mondiale. Dans ce contexte, nous devons
également nous mobiliser pour une Europe sociale, écologique, démocratique, féministe.
Des résistances existent ! Des salarié-e-s se mobilisent contre
les licenciements, organisent des manifestations avec le soutien de la population. Les mouvements dans l’Education Nationale, notamment des lycéen-ne-s et de leurs professeur-e-s montrent qu’il
est possible de faire reculer ce gouvernement. Des familles mal logées ou sans logis se battent pour l’application de la loi de réquisition des logements vides. Les salarié-e-s sans papiers
poursuivent la lutte pour leur régularisation. Nous sommes parties prenantes de toutes ces résistances et nous nous inscrivons dans les prochaines mobilisations de janvier, Education Nationale le
17, Santé et Hôpital Public le 24, grève interprofessionnelle et manifestations de masse du 29 janvier.
Une autre politique est possible, en s’attaquant aux profits et
à la spéculation financière, en remettant en cause la rémunération du capital. . Il faut donner la priorité aux salaires et aux droits sociaux, mettre à contribution les profits et les dividendes
versés aux actionnaires, en remplaçant le « bouclier fiscal » pour les privilégié-e-s et les spéculateurs par le bouclier social permettant au plus grand nombre de vivre
mieux.
Nous exigeons l’augmentation des salaires, du SMIC, du minimum
vieillesse et des minimas sociaux. Nous proposons l’annulation du paquet fiscal de l’été 2007; une redistribution du budget de l’Etat pour répondre aux besoins sociaux et développer les services
publics à tous les niveaux; une réforme de la fiscalité afin que les entreprises ne puissent plus, comme aujourd’hui, privilégier la spéculation au détriment de l’emploi et des conditions de
travail.
Nous nous opposons aux licenciements, exigeons le droit de veto suspensif des salarié-e-s sur les licenciements. Nous exigeons le maintien du contrat de travail, le maintien de l’intégralité des revenus et des droits des salariés mis au chômage technique.
Nous réaffirmons le principe du CDI comme référence du contrat
de travail dans le privé et de l’emploi statutaire dans le public. Nous défendons les reprises autogestionnaires d’entreprises par les salarié-e-s. Nous refusons toute aide publique aux
entreprises qui licencient.
Nous agissons pour la suppression des paradis fiscaux, pour une
appropriation publique du système de crédit permettant une autre politique d’investissement au service de l’emploi, du logement social, des services publics et de projets prenant en compte
l’urgence écologique.
Nous voulons remettre en cause le pacte de stabilité et les
directives européennes de privatisation; agir pour un nouveau type de développement; pour combattre toutes les formes de discriminations qui affectent le champ social; pour créer des emplois
utiles sur le plan social et écologique. Nous proposons de dégager les moyens nécessaires à des objectifs de production économes en termes d’énergie et producteurs d’emplois notamment dans le
domaine de l’environnement, des transports collectifs, du secteur des énergies renouvelables et du soutien à l’agriculture paysanne.
Nous voulons rompre avec les logiques financières développées
par l’Union européennes et ses institutions, en particulier la Banque centrale européenne.
Nous refusons les suppressions d’emplois dans le secteur
public, exigeons l’annulation des 30.000 suppressions de postes décidés, le retrait de la privatisation de la santé (loi Bachelot), la création d’emplois socialement utiles (Santé, l’Ecole,
Poste, Recherche, et de nouveaux services publics, du logement, de la petite enfance, etc.) Nous agissons pour la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation avec embauches
correspondantes.
Les grèves et manifestations comme celle du 29 janvier expriment les colères et amplifient les luttes. Une riposte populaire d’ensemble est urgente.
Nous nous engageons à mettre toutes nos forces au service de la convergence des luttes contre les licenciements, la vie chère, le chômage et la précarité, et pour la défense et l’élargissement
des services publics. C’est le moment !
" Nous y sommes "
par Fred Vargas
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Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente
menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes. Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés). S'efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d'échappatoire, allons-y. Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore. Fred Vargas |
Ajoutons que
pour nous cette Troisième Révolution, si elle devrait être celle de de l'éveil écologique, devrait également être celle de l'éveil citoyen, du refus mature, adulte et réfléchi de ce capitalisme
prédateur. Au sein duquel il n'existe aucune porte de sortie. Un Titanic qui glisse sans bruit, au son des trompettes.
La prise en compte de l'environnement etc ne pourra se faire qu'hors du capitalisme et ses récupérations publicitaires et hypocrites.
CULTIVONS NOTRE JARDIN ET NOTRE ESPRIT!
NE PRENONS RIEN POUR ACQUIS!
REFLECHISSONS!
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